Quels changements pour rentrée scolaire de Septembre 2024 ?

Pour cette future rentrée scolaire en septembre prochain, le gouvernement français a déjà annoncé quelques mesures. Parmi celles-ci, il est question de classes de niveau, d’uniformes et aussi mesures à prendre pour les élèves radicalisés.
Voyons plus en détails les changements annoncés.

Qu’est-ce qui va changer à la rentrée de septembre 2024 ?

Le ministre de l’Éducation nationale en France est, depuis le 8 février 2024, Nicole Belloubet. Elle a pris la suite de Amélie Oudéa Castéra. Nicole Belloubet a été professeure d’université et rectrice de Limoges et aussi à Toulouse. 

Parmi ses projets pour l’école, la ministre a évoqué : 

  • La mise en place de groupes de niveaux au collège dès la rentrée prochaine. Pour mettre en place cette mesure, pas moins de 2300 enseignants doivent être recrutés. 
  • Elle envisage aussi la mise en place de classes spécifiques pour les élèves radicalisés.
    Gabriel Attal, quand il était ministre de l’Education nationale, avait plutôt parlé d’exclusion. Nicole Belloubet sur ce sujet via le journal Ouest-France précise : « Lorsque nous avons un doute, nous suivons de très près ces élèves. Les professeurs, les principaux ont des moyens pour empêcher l’entrée dans les établissements. S’il y a des difficultés nous pouvons aller jusqu’à un certain nombre de procédures disciplinaires. »
  • L’uniforme à l’école, cette mesure devrait être testée dans plusieurs établissements en vue d’apaiser le climat scolaire et pour lutter contre le harcèlement à l’école. 
  • Elle a également parlé de la fermeture du collège privé musulman Avicenne à Nice, en raison de financements opaques, en précisant que celui-ci ouvrirait de nouveau en septembre 2024.

Les groupes de niveaux, les changements 2024 et 2025 :

Dès la rentrée 2024, le ministre annonce que les groupes de niveau au collège seront instaurés. C’est le premier ministre Gabriel Attal qui confirme cela dans un entretien accordé à l’AFP, il précise alors que dans le cadre du plan « Choc des savoirs » qui vise à élever le niveau général des élèves, ces groupes seront bel et bien mis en place, et ce, malgré la contestation de la communauté éducative.

Il s’agit de groupes de niveau en français et mathématiques qui seront mis en place dans les classes de 6e et de 5e.
Pour l’organisation rien n’est encore défini, les élèves seront-ils rassemblés en classe entière comme l’évoque Nicole Belloubet, ou est ce que le professeur en ces matières, enseignera en classe entière de manière exceptionnelle ?
Pour l’instant rien n’est certain.

Une chose est certaine, dans ces deux matières, il semble important que les élèves suivent l’enseignement dans des groupes de niveau. Trois groupes sont envisagés selon le niveau de difficulté des élèves. Naturellement, selon l’évolution des élèves, ils pourront passer d’un groupe à l’autre.

L’objectif : faire progresser le niveau des élèves

Il ne fait aucun doute, selon les derniers rapports des résultats publiés par PISA, que la baisse du niveau des élèves au collège était de rigueur.

Les mesures de groupes de travail verront donc le jour pour la prochaine rentrée pour les élèves de 6e et de 5e, et ils devraient se prolonger en 2025 pour la mise en place de ces mêmes groupes dans les classes de 4e et de 3e.

Dès Septembre 2024, on devrait donc voir le dédoublement des classes en maths et en français, en 6e et en 5e et ce, pour les élèves en difficulté qui auront été préalablement repérés grâce à des évaluations faites. Ainsi, l’heure de soutien qui avait été introduite à la rentrée 2023 sera supprimée.

Qu’en est-il du côté des enseignants ? :

Pour les représentants de l’enseignement, ces mesures reposent sur d’autres difficultés, et déjà sur les effectifs.
Selon l’avis de Élisabeth Allain-Moreno, secrétaire générale du syndicat SE-Unsa :
« Il faudra savoir si on aura assez de candidats au concours. Comme le nombre reste insuffisant, il est évident qu’il y aura encore un appel aux contractuels, voire une mise en place du dispositif qui ne sera pas effective dans sa globalité« .

Pour ce qui concerne des postes de professeurs supplémentaires, 150 seront dédiés aux prépa-lycées, ces nouvelles classes passerelles entre la 3e et la 2nde pour les élèves qui n’ont pas obtenu leur brevet. Il y en aura une par département. Pour dénicher toutes ces nouvelles recrues, le ministre se dit confiant.
Il se base sur le nombre de candidats qui se sont inscrits au concours, 184.000 candidats, un chiffre stable par rapport aux années précédentes.

Reste à voir maintenant, dans le réel comment vont se concrétiser toutes ces annonces… A suivre…

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